Syndic bénévole
Un copropriétaire peut exercer la fonction de syndic, dès lors que c’est le choix des copropriétaires. On parle alors de syndic bénévole bien que le terme ne soit pas tout à fait approprié puisqu’il a la faculté de se faire rémunérer.
Etre syndic bénévole
Seul un copropriétaire peut assumer la fonction de syndic bénévole. Il faut donc qu’il possède un lot, quelle que soit son importance (cave, grenier, garage, appartement, etc.). Un syndic non professionnel peut même administrer plusieurs copropriétés dans la mesure où il possède un lot dans chacune de ces copropriétés. Ce syndic bénévole n’a pas, bien sûr, à justifier d’une carte professionnelle, ni à présenter une garantie financière.
Conseil : le syndicat qui a recours à un syndic non professionnel a donc intérêt à prendre une assurance contre les risques d’une gestion défectueuse.
Le syndic bénévole n’étant pas, en principe, rémunéré, on estime qu’il n’a pas à fournir de contrat. Mais il peut être judicieux d’en établir un pour définir le contenu de sa mission afin de préciser la durée et le contenu de celle-ci. Bon à savoir : tous les syndicats de copropriétaires sont concernés par les règles comptables qui s’appliquent depuis 2007, quelle que soit leur taille, et même si le syndic est bénévole.
Avantages et inconvénients
Qui dit syndic bénévole ne dit pas forcément absence de rémunération, ni gestion allégée.
La rémunération
Le syndic bénévole représente en principe pour la copropriété une économie d’honoraires car il ne perçoit généralement pas de rémunération. Bien qu’il ait la possibilité de toucher des appointements, le plus souvent, il exerce sa fonction gratuitement, et demande juste le remboursement de ses frais (téléphone, courrier, photocopies…).
Bon à savoir : lorsque la responsabilité du syndic est mise en jeu pour une faute qu’il commet (une faute de gestion par exemple), la sanction est moins sévère à l’égard du syndic qui exerce gratuitement sa fonction qu’à l’égard de celui qui perçoit un salaire (article 1992 du Code civil) ! Attention : si, syndic non professionnel, vous désirez toucher une rémunération, celle-ci étendra votre responsabilité vis-à-vis du syndicat des copropriétaires.
Il est probable qu’un syndic non professionnel ait plus souvent besoin de conseils de professionnels qu’un syndic bénévole. La consultation de ces professionnels peut représenter un certain coût.
La gestion
La gestion d’une copropriété n’est pas une chose simple. Il faut réunir et tenir les assemblées générales, commander les devis, surveiller les travaux, s’occuper du personnel, établir une comptabilité, procéder aux appels de fonds, etc. et avec cela affronter les éventuelles critiques !
Conseil : pour assumer toutes ses fonctions, le syndic non professionnel doit avoir une certaine disponibilité et réunir des qualités de diplomatie, d’organisation et parfois d’autorité !
Pour toutes ces raisons, on ne rencontre habituellement des syndics « bénévoles » que dans les petites copropriétés n’excédant guère une dizaine d’appartements. Lorsque c’est le cas, et si le syndic remplit sa tâche avec tout le sérieux requis, les avantages sont nombreux, outre l’économie réalisée : d’une part, souvent plus d’implication pour l’entretien et la mise en valeur de l’immeuble qu’un syndic professionnel ; d’autre part, un suivi très attentif des travaux ou encore des dépenses d’énergie, d’eau, de chauffage de jardinage, etc.
Le conseil de L’agence LE VIGAN IMMOBILIER :
Prennez le temps de réflechir, en effet nous comptons bon nombre de syndic bénévole bloqué car les copropriétaires ne s’entendent plus.
Le syndic professionnel ne se résume pas qu’à un coût financier.